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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 14:06

 

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Comme au cinéma...!

Boris Claret, réalisateur du film était là pour nous parler du contexte de la réalisation au Burkina, des difficultés liées à la vulgarisation et de la situation actuelle quelques année plus tard:


Bon Appétit Monsieur Soleil,

 

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L'aventure au long cours d'un film :

 

 

Fin 2005, nous étions heureux d’annoncer que le DVD du film "Bon appétit Monsieur Soleil" était enfin distribué. "Enfin", car c’est en 1999 que ce projet est né de notre rencontre avec des acteurs de la cuisson solaire du Burkina Faso. Confrontés à l’évidence de la désertification et convaincus de la réelle pertinence de l’alternative au bois de chauffe qu’est la cuisson solaire par capteur parabolique, nous ne pouvions qu’être enthousiastes et confiants quant à la possibilité de répondre rapidement au besoin exprimé : Mettre à disposition des promoteurs de la cuisson solaire d’Afrique de l’Ouest un outil audiovisuel de communication et de vulgarisation qui faciliterait leur travail de terrain.
Nous avions estimé à un an et demi le temps nécessaire à sa réalisation et même imaginé une distribution du film à l’occasion du Fespaco 2001. C’était sans compter sur l’indifférence grandissante de l’Europe au sort du continent africain, sur l’hostilité, même, au développement de solutions énergétiques alternatives qui caractérise encore notre pays et nombre de ses institutions.

Ce modeste projet, comme tant d’autres, illustre pourtant la possibilité d’une autre coopération nord / sud. Nous saluons donc, encore, les personnes et les structures qui ont saisi la portée de cette entreprise et qui y ont apporté leur soutien.

Promouvoir la cuisine solaire, c’est bien sûr contribuer à moins de dévastation de l’environnement en limitant la désertification et ses conséquences sur la vie des hommes, mais c’est aussi améliorer le quotidien des femmes qui, chaque jour, cherchent longtemps, ou achètent fort cher, du bois de chauffe pour cuisiner ensuite au milieu des fumées ; c’est participer à l’économie locale par la production artisanale des cuiseurs et par la possibilité qu’offrent ensuite ces appareils de développer des activités qui requièrent de l’énergie thermique ; et enfin, c’est permettre à l’Afrique, très simplement et à peu de frais, d’utiliser la ressource dominante qui la caractérise mais qui, jusqu’à aujourd’hui, la dessèche : le soleil.

Pour donner tout son sens à cette action, ce film-outil se devait d’être accessible à ceux pour qui il est avant tout destiné : les animateurs des terrains, les associations de femmes, les artisans soudeurs... Accessible culturellement : ainsi, le DVD de "Bon appétit Monsieur Soleil" comporte des versions doublées en dioula, morée et français en plus de la version originale qui mêle ces trois langues. Un sous titrage en français ou en anglais y est associé. Accessible financièrement : dans une distribution solidaire, le boîtier DVD est proposé aux associations rurales à un tarif abordable de 2000 CFA (3 €). Les institutions et les ONG africaines bénéficient, elles, d’un tarif intermédiaire de 5000 CFA (env. 7,5 €). Le prix de base est de 20 €.

Notre partenaire au Burkina Faso  pour la distribution du film est Lassina Nébié  : bonapp.nebie@la-trame.org

La Trame se charge de la distribution en Europe. L'ambition est de faire connaître cette expérience le plus largement possible et nous sommes fiers de quelques succès de notre persévérance comme des diffusions du film dans le monde entier ou les prix reçus lors de festivals.

 

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Le développement des cuiseurs solaires en Afrique -1

Bilan des avant-premières au Burkina et démarches en cours pour la distribution

 

"BON APPETIT MONSIEUR SOLEIL" a été diffusé pour la première fois en Afrique les soirées des 20 et 21 février 2003 à la ferme pilote de Guié, en brousse, à 60 km au nord de Ouagadougou. La vidéo projection a donné un caractère exceptionnel à ces diffusions dans un village où ces soirées "cinéma" furent une première. 200 personnes, qui ne connaissaient pas les cuiseurs solaires, y ont assisté et ont été particulièrement touchées par le film qui traite de réalités qu’ils connaissent bien, la déforestation et la désertification.

S’en sont suivi de riches débats entre les villageois, les animateurs de la ferme, Lassina Nébié notre partenaire au Burkina et nous-mêmes. A cette occasion, le LPA Flamarens a aussi livré un cuiseur papillon à la ferme. Ce cuiseur, après avoir permis la cuisson d’un repas festif pour les animateurs de la ferme, a trouvé immédiatement sa place dans la structure auprès des nounous de la pouponnière pour faire la bouillie et les biberons des petits.

Une avant-première officielle a suivi, le 26 février au Centre National des Arts du Spectacle et de l’Audiovisuel à Ouagadougou, à l’occasion du Fespaco (Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou). Une cinquantaine d’invités ont assisté à la diffusion et participé aux débats et nous avons eu notamment le plaisir de recevoir le délégué du Ministre de la Communication du Burkina Faso, les correspondants du Service Allemand de la Coopération (DED) et des représentants de Apees. Ces premières "diffusions test", en version "originale" (mooré / dioula / français) sous-titrée en français, effectuées en ville et en brousse, ont ainsi rencontré un vif succès tant auprès des partenaires que des ménagères et ont déclenché une forte demande qui valide largement notre démarche. Nonobstant, elles ont aussi confirmé notre partit pris initial et notre cahier des charges : le film doit, dans tout les cas, être décliné dans une version linguistique propre à ses utilisateurs locaux.

Nous rappelons que ce projet consiste en premier lieu à mettre à la disposition de tous les acteurs de la filière un outil de communication de terrain en langues locales, visant à lutter contre la désertification au Sahel par la promotion de la cuisson solaire. Par ailleurs, le film, dans des versions linguistiques spécifiques, peut aussi faciliter le travail de promotion et de soutiens des acteurs européens.

· Sont disponible depuis fin 2005 des versions intégralement doublées en mooré, dioula et français sur DVD avec sous titrage en anlais et français

· Avec le PREDAS nous envisageons une nouvelle édition comportant en plus des versions en Wolof et Haoussa.

· La télévision Nationale du Burkina nous propose des diffusions dans les trois langues.

 

Le développement des cuiseurs solaires en Afrique

La cuisine solaire, solution alternative dans la lutte contre la déforestation

LE CONTEXTE

La désertification progresse...

La partie subsaharienne de l’Afrique de l’Ouest est confrontée à un véritable processus de désertification. La déforestation, associée à une dégradation du couvert végétal, conduit à un appauvrissement des sols, puis à leur érosion. In fine, la disparition de la terre arable laisse place aux déserts. Le phénomène est lent mais a acquis aujourd’hui une forte "inertie".
A chaque stade de ce processus les conséquences pour l’homme empirent : difficultés financières et alimentaires, famines récurrentes, migrations de populations...
A ces difficultés se superpose une problématique énergétique aiguë. Les populations concernées n’ont globalement accès qu’à une seule source d’énergie domestique, le bois de chauffe, indispensable pour la cuisson des aliments. Or, le bilan entre la "production" de bois et sa consommation est aujourd’hui largement déficitaire. La déforestation induite par les besoins énergétiques constitue ainsi le premier pas du processus de désertification.

Nous nous trouvons donc dans une dynamique perverse : la satisfaction de deux besoins fondamentaux pour les populations, la nourriture et l’énergie, conduit à terme à une incapacité structurelle à y répondre. Les projections dans l’avenir de cette réalité, déjà précaire au présent, dessinent des scénarios particulièrement préoccupants.
Si la désertification apparaît sur place dans toute son évidence, il en va autrement de sa résolution, tant nous sommes confrontés à une problématique complexe. Seule une forte volonté politique, cohérente, concertée, disposant de moyens et partagée par les acteurs de terrain pourrait permettre de sortir, à terme, de cette logique, il n’en est rien. Ainsi, malgré les efforts, quantitativement importants, tentées depuis plus de vingt ans, la tendance générale n’est pas à l’amélioration, bien au contraire. Face à cet échec, les partenaires de ces programmes remettent en question les concepts même qui sous-tendait leur action.
De ce bilan bien sombre certains tirent pourtant une réflexion constructive et des propositions d’avenir : tout d’abord, malgré la gabegie qu’elle représente, la masse des pratiques de terrain, issue des différentes politiques de développement, constitue un patrimoine expérimental épars mais inestimable qu’ils entendent valoriser.
D’autre part, des expériences singulières, naguère marginalisées ou ignorées du fait d’approches non conformes aux grandes doctrines internationales, se trouvent aujourd’hui, avec leurs résultats, correspondre à cette évolution des consciences. Au-delà de leur ténacité, elles ont des caractéristiques communes qui dessinent un nouveau modèle : elles agissent sur un territoire donné au travers d’une forte implication dans le tissu social. Leurs approches intègrent largement différents aspects des problématiques. Si elles ont souvent eu recours à des compétences et des financements extérieurs, elles entendent demeurer indépendantes et devenir à terme actrices endogènes de la réalité du continent. A ce titre, il convient de rappeler que derrière ces structures se cachent toujours des hommes. A l’origine des expériences les plus riches et prometteuses, on trouve souvent des individus qui, noir ou blanc, ont investi leur humanité, leurs temps, leurs compétences et souvent leurs moyens dans ces chimères que sont les idéaux de développement fraternel.

LE TRAVAIL DES ONG DE TERRAIN

Inspirées par l’adage "Penser globalement, agir localement", des structures comme l’APEES - qui luttent contre la déforestation en substituant au bois les énergies renouvelables - sont emblématiques de ce que pourraient être des modèles d’actions pour un développement durable et solidaire. Les objectifs n’ont pas changé, c’est dans les moyens, dans la manière et dans les résultats que s’exprime la différence.
Ainsi, la particularité de cette approche n’est pas tant d’avoir développé des alternatives efficaces et des solutions techniquement éprouvées que d’inscrire ses actions au cœur de cette complexité avec modestie et persévérance. A titre d’exemple, I’APEES a formé de jeunes techniciens soudeurs et les a aidé dans leur installation comme artisans indépendants. Ils constituent aujourd’hui le réseau de fabricants de cuisinières solaires, partenaires indispensables, qui couvrent les grandes régions du pays. Il en va de même pour les techniciens du photovoltaïque et pour les animateurs de terrain.

UN PROJET A MATURITE

Ce travail de longue haleine a longtemps piétiné. Des "accidents" de parcours, le manque de moyens et de soutien dans un contexte régional difficile, en ont découragé certains.
Pour autant, la période dévolue à la seule Recherche & Développement, est aujourd’hui terminée. La pertinence éprouvée de cette approche et son succès débouchent depuis peu sur un accroissement significatif de l’offre. Plusieurs structures d’importance se sont engagées sur des programmes de distribution de cuiseurs solaires. Ainsi, fin 2001, le groupement NAM, ONG rurale de poids, représentée dans chaque département burkinabé, s’est associée à ce mouvement en produisant dans ses propres ateliers une première série de 70 cuiseurs, suivie de 200 autres en 2002, et compte bien amplifier sa production à l’avenir.

ACCEDES, à Bobo Dioulasso, distribue annuellement 25 à 50 cuiseurs et APFG, à Gaoua, a démarré en 2002 par une série de 70. Chacune de ces structures a su en amont trouver des financements pour rendre accessibles les cuiseurs en "subventionnant" de 25% à 75 % des coûts de production. En deux ans, se sont ainsi produits plus de cuiseurs que dans les 10 dernières années, et l’on en totalise aujourd’hui plusieurs milliers sur le seul Burkina.
On peut aussi noter la mise au point et un début de distribution d’un nouveau modèle, dit "papillon", plus performant encore, signe du dynamisme de la filière. Suite à notre collaboration avec Lassina Nébié, ce dernier modèle a même évolué grâce a nos observations et à l'écoute des remarques des utilisatrices durant le tournage.

 

UN FILM POUR DEVELOPPER CETTE ACTION

Au commencement de notre implication en 1999, nous étions conscients que la filière des cuiseurs solaires était confrontée à un seuil de développement. Ainsi, notre soutien consistait à concevoir et réaliser un outil de communication pour une large campagne de sensibilisation et d’information fondée sur des interventions de terrain auprès des populations et d’associations relais. Compte-tenu de l’impact très positif des rares documents audiovisuels existants, la réalisation d’un film s’avérait une option particulièrement intéressante.
Dans cette perspective et en collaboration avec l’ONG Burkinabé APEES, nous nous sommes engagés dans la réalisation d’un documentaire "visant à encourager les populations à domestiquer les énergies nouvelles en lieu et place du bois de chauffe".
Notre projet, qui ne bénéficiait pas alors de la dynamique actuelle, a rencontré beaucoup de scepticisme et nous avons mis près de quatre années à boucler la réalisation, plus deux années pour finaliser les versions lingustiques et financer la distribution du film en Afrique
Nous sommes satisfaits de constater que notre engagement pionnier prend aujourd’hui tout son sens et se révèle plus que jamais utile et nécessaire.

 

 

Argumentaire pour un appui au tavail des ONG locales sur la cuisine solaire

 UN MOYEN DE CUISSON OPERATIONNEL

Thermiquement, comme les différents tests réalisés l’ont montré, le type de cuiseurs solaire paraboliques SK14 est parmi les plus performants. Il assure des montées en température rapides et élevées (max 1 98°C) qui permettent facilement la cuisson des aliments. Pratiquement, l’utilisation ne pose pas de difficulté particulière une fois le principe d’orientation acquis (environ toutes les 20 minutes) . Une phase d’une semaine à un mois est nécessaire pour apprivoiser l’appareil avec un accompagnement d’animateurs. Au Burkina Faso, les horaires des repas sont compatibles avec les exigences du solaire, le plat du soir étant maintenu au chaud dans un "panier thermos". Pour les plats traditionnels à cuisson lente, une mise en chauffe de l’eau de bonne heure permet sans difficultés d’avoir un repas prêt le midi tout en libérant du temps pour d’autres activités ; les plats à cuisson plus rapides, comme le Tô, ne posent, de l’avis des utilisatrices, aucun problème, elles notent même une cuisson plus facilement contrôlable et de meilleure qualité ; une diminution de la quantité d’eau nécessaire à la cuisson est aussi constatée par certaines.

 

 

Olivia Roux, de l'association Bleue Comme une Orange nous faisait une démonstration d'écologie pratique avec le mode de mijotage qu'est la marmite norvégienne.


Il est intéressant de noter que, dans le film, les femmes, après avoir utiliser "la cuisson solaire" finissent cette cuisson par le "mijotage" dans de grands paniers isolés avec les moyens du bord.

 

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Deux techniques complémentaires pour une préservation de la forêt et aussi pour un gain de temps, la surveillance habituelle de la cuisson étant inutile...

 

Une mine d'infos et d'infos pratiques sur le site de Bleue Comme une Orange:  www.bleuecommeuneorange.org/

 Association Bleue Comme Une Orange  

Pour aller plus loin Bibliographie, sitographie :

 

- « La Maison écologique » n°15 juin 2003, p. 35-38

 

- « Revues Passerelle Eco n° 13, n°36 et n°40 », vous pouvez retrouver les articles publiés sur la marmite norvégienne sur leur site internet : www.passerelleco.info

 

- Sur le site des amis de la terre un document à télécharger : www.amisdelaterre.be/docs/marmite.pdf

 

- Bolivia Inti Sud Soleil : www.boliviainti-sudsoleil.org

 

- Ekopedia : http://fr.ekopedia.org/Marmite_norvégienne

 

 

 

Il existe d'autres livrets complémentaires que vous pouvez retrouver sur notre site internet à la rubrique « Téléchargements » :

 

- Qu'est ce que l'empreinte écologique ?

 

- Pistes et adresses pour réduire son empreinte écologique sur Toulouse

 

- Livrets  des alternatives pour réduire son empreinte :

- N°1 Fabriquer ses produits ménagers

- N°3 Fabriquer ses cosmétiques naturels

 

 

Bleue Comme Une Orange

Local du 36 - 36 rue Bernard Mulé - 31 400 Toulouse

05 61 34 25 21

www.bleuecommeuneorange.org

bleue.commeuneorange@free.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Vivre simplement, pour que simplement

les autres puissent vivre! » Gandhi

 

 

 

Livret des alternatives pour réduire son empreinte

  La Marmite norvégienne

 

 

 

Parmi les pistes pour réduire son empreinte écologique, il y a celle d'économiser l'énergie et parmi les pistes pour augmenter son empreinte sociale il y a celle de se libérer du temps !!

 

Ce petit livret vous présente un outil permettant les deux :

 

La caisse thermique ou marmite norvégienne

 

En Europe, la consommation d'énergie utilisée par personne pour la cuisson est d'environ 500 kWh/an[1]. Le kWh coûte en France environ 0,13 €, l'énergie de cuisson représente donc pour une famille de 4 personnes un budget annuel de 260 €. Il existe différents moyens de diminuer cette facture d'énergie « cuisson », le plus connu étant de mettre un couvercle sur sa casserole (économie de 30% du combustible utilisé), le moins connu et néanmoins aussi efficace l'utilisation de la caisse thermique.

 

Le principe et l'utilisation de cet outil est simple, il est utilisé pour terminer la cuisson des aliments en utilisant les principes de convections, de conduction



[1]   Source : http://www.eco-sapiens.com/dossier-7-L_energie-de-la-cuisson.html

 

 

Dessert : les yaourts natures

 

Il est également possible d'utiliser la caisse thermique comme yaourtière. Cette recette est très simple et très économique avec un yaourt vous en faites 8 !!

 

Ingrédients pour 8 pots de yaourts :

 

Dans un saladier, mélanger :

-        1 litre de lait entier

-        1 yaourt au lait entier nature

-        ½ verre de lait entier en poudre

 

Temps :

-        Préparation quelques minutes

-        Dans la caisse : 12h (une nuit) les yaourts seront alors à préparer la veille

 

Préparation :

-        Bien fouetter le tout avant de verser la préparation dans chaque petit pot

-        Placer les pots remplis dans une cocotte

-        Ajouter de l'eau chaude (+ de 60° C) dans la cocotte autour des pots, jusqu'en haut des pots

-        Fermer la cocotte, la caisse thermique et laisser un nuit entière, le matin retirer les pots et les mettre au frigo.

-        Vous pouvez refaire une tournée de yaourts avec un de vos yaourt maison

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